6 juin 1944, mon débarquement (le devoir de mémoire)

Le jour le plus long, aussi bien vu du côté Allemand que de celui des alliés. Ce n'est pas Band of Brothers ni même le Soldat Ryan!
 
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 Combats de Maczuga

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severlow
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MessageSujet: Combats de Maczuga   Sam 7 Juil - 7:56

A l'assaut de côte 262

Les assauts allemands commencèrent peu avant l'aube. À proximité de l'église de Coudehard, quelques compagnies de Podhale qui disposaient dès cet instant de peu de munitions durent repousser une attaque des plus agressives avec leurs baïonnettes. Vers 8h, le 2e SS-PzKorps commença à réaliser le plan soigneusement élaboré par Model, qui visait à submerger les positions polonaises en les prenant à revers: Chasseurs polonais à l'affut, dans la dense végétation sur la côte 262.

* La 2e SS-PzD "Das Reich", régiment "Der Führer" en tête, soutenue par des mortiers lourds, visait le saillant occidental des positions polonaises établies autour du manoir de Boisjos;
* En parallèle, une attaque de diversion de la même division se tournait vers l'est, vers le col étroit qui séparait les sommets nord et sud du plateau 262;
* De leur côté, la 9e SS-PzD « Hohenstauffen » protégait le flanc droit de l'attaque allemande en bloquant les unités avancées de la 4e division blindée canadienne sur la côte 240.

Près de Boisjos, l'attaque du régiment Der Fuhrer fut repoussée en une heure par le feu nourri fourni par les bataillons de chasseurs et l'artillerie divisionnaire, même s'il accentua encore un peu plus la pénurie de munitions qui affectait alors de manière croissante les Polonais. Peu après, un char Panther, soigneusement embusqué sur la colline 239, prit à revers les Sherman polonais qui couvraient le flanc sud-ouest du dispositif: en moins de deux minutes, pas moins de cinq Shermans se consumaient dans le large pré qui surplombe le manoir de Boisjos.

C'est ce moment que choisit la 3e division de parachutistes pour lancer son attaque de l'intérieur de la poche. Soutenue par des Sturmgechutz de la 1ère SS-PzD, cette attaque fut également repoussée, les canons polonais soutenus par le 4th canadian medium gun massacrant les vagues allemandes qui débouchaient sur les positions des défenseurs. Quelques détachements parachutistes s'élancèrent pour des attaques à la baïonnette, mais leurs tentatives se heurtèrent à la défense têtue des chasseurs de Podhale qui les affrontèrent à l'arme blanche.
. Malgré l'isolement des défenseurs de Maczuga, l'
artillerie alliée causa des ravages dans les colonnes allemandes. Alors même que l'attaque des parachutistes faiblissait, la 2e SS-PzD reprit son assaut. Cette fois, les Polonais concentrés sur la défense de leur flanc sud furent débordés et l'infanterie SS parvint à les bousculer, ouvrant la voie aux parachutistes: vers midi, la jonction était établie, ouvrant la poche et permettant aux unités emprisonnées se retirer en direction de Vimoutiers. Peu après, la 9e SS-PzD parvint à repousser une fois de plus les timides tentatives lancées par les Canadiens contre la côte 240 pour venir en aide en Polonais, dont la situation apparaissait maintenant très délicate.

Sur le flanc est de Maczuga, l'assaut secondaire de la 2e SS-PzD fut initialement moins prometteur face à la défense résolue du 8e bataillon de chasseurs. Cependant, en raison du faible engagement de la 2e DB française sur la côte 262 sud, la 353e DI allemande parvint à avancer au devant de la 2e SS-PzD, ouvrant ainsi une deuxième brèche. En début d'après-midi, les Allemands disposaient ainsi de deux routes pour s'extraire de la poche, permettant à des dizaines de milliers d'entre eux de s'échapper.

Bien que sérieusement bousculés par les attaques coordonnées des SS et des parachutistes, les Polonais demeuraient maîtres de la colline dominant les routes de retraite allemande. Malgré les pertes et la situation en munition de plus en plus critique, ils continuaient à harceler l'ennemi en dirigeant sur lui des tirs d'artillerie précis qui frappaient immanquablement tout mouvement de troupes important. Pour y mettre fin, Hauser, commandant du 2e SS-PzKorps, ordonna à ses troupes d'anéantir toute défense sur la côte 262.

En conséquence, une attaque massive associant la Das Reich de l’extérieur, et la 353e DI associée à d’autres unités non identifiées de l’intérieur de la poche, appuyée par plusieurs chars, s’abattit sur le flanc oriental dans l’après midi. Sous le choc, les lignes des chasseurs ployèrent, permettant aux Allemands de s’engouffrer entre le 8e et le 9e bataillon, puis de s’infiltrer entre les escadrons de chars. Les combats devinrent si âpres que les Shermans tiraient souvent dans des directions opposées, mitrailleuse de coque à l’opposé du canon de tourelle, car les Allemands attaquaient de partout. Ce n’est qu’à une centaine de mètres de Boisjos que les Mark IV allemands menant l’assaut furent détruits à bout portant par un canon anti-char du 8e bataillon.

La destruction de ces chars donna le signal de la contre-attaque polonaise. Bien qu’handicapés par le niveau maintenant critique de leurs munitions, les chasseurs réussirent à rejeter l'ennemi sur ses positions de départ, forçant la 353e DI à évacuer les approches est de la côte 262, et rendant hasardeuse toute sortie par la route du col de Montormel.

À 19 heures, une trêve de 20 mn permit aux Allemands d'évacuer un long convoi de véhicules marqués de la croix rouge, puis les combats reprirent immédiatement après avec une violence redoublée. Néanmoins, la situation s’était stabilisée : les Allemands n’étaient pas parvenus à déloger les Polonais, tandis que ces derniers, faute de ravitaillement, regardaient avec rage le 47e PzKorps quitter la poche à la suite du 2e FjKorps, à peine cinquante mètres de leurs positions. L'artillerie jouait maintenant un rôle prépondérant, les Polonais dirigeant son feu sur chaque mouvement ennemi qu'ils pouvaient repérer.

Au crépuscule, en dépit d’une baisse sensible dans l’intensité des combats, la situation parmi les défenseurs polonais de Maczuga était désespérée. Les mots de Stefanowicz, commandant du groupe polonais, blessé au cours de cette journée furieuse, pronnoncés à ses officiers dans la soirée, en donnent un aperçu : « Messieurs. Tout est perdu. Je ne crois pas que les Canadiens parviendront à nous aider. Nous avons seulement 110 hommes encore valides, avec 50 cartouches par arme et 5 obus par char… Mais combattez jusqu’au bout ! Se rendre aux SS est inutile, vous la savez bien. Bonne chance - ce soir, nous mourrons pour la Pologne et pour la civilisation. Nous combattrons jusqu’au dernier peloton, puis ce sera chaque char pour soi, puis chaque homme pour soi ».

Mémorial de Montmormel
http://montormel.evl.pl/?id=19

Un excellent site que je recommande pour qui veux connaitre la fin de la "bataille de Normandie"





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MessageSujet: Un prisonnier de marque   Dim 5 Aoû - 23:58

Le général Elfeld, prisonnier des Polonais., côte 113.



Vue panoramique du champ de bataille, de la côte 262.


Vue sur Chambois.



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