6 juin 1944, mon débarquement (le devoir de mémoire)

Le jour le plus long, aussi bien vu du côté Allemand que de celui des alliés. Ce n'est pas Band of Brothers ni même le Soldat Ryan!
 
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 La Résistance

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MessageSujet: Le maquis des chambaran /le commandant Mariotte   Mar 18 Sep - 21:25

. Commandant Mariotte, Docteur en médecine à Saint Siméon de Bressieux (Isère), ex

Commandant du Bataillon des Chambarand, ex Chef du secteur 3 F.F.I de l'Isère,





La mort tragique dans sa cellule de son chef le Dr Valois le 29/08/1943. qui préféra mourir plutôt que parler laisse en 1943, le secteur III sans chef d’envergure.

Marcel Mariotte fut désigné pour prendre la tête du secteur 3 de l'AS de l'Isère (comprenant le bas Grésivaudan, le massif de Chambaran et de la plaine de la Bièvre) Il réorganisa la résistance dans cette région, constitua des dépôts d'armes, reçut des parachutages.

Notons la lucidité des fondateurs et chefs de ce maquis qui ne sera jamais un “maquis-silo”, c’est-à dire permanent, organisation que Mariotte, son chef en 1944, juge trop dangereuse. Les Chambaran sont plutôt un groupe de francs tireurs de campagne,mobile,ne recherchant pas forcément les hauteurs,mais préférant les régions forestières,la zone des étangs.
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MessageSujet: La Résistance en France   Mar 18 Sep - 21:39



Le Docteur Marcel Mariotte après la guerre
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MessageSujet: Re: La Résistance   Mar 18 Sep - 21:44


Inauguration à Grenoble de la stèle en souvenir du Dr Valois
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MessageSujet: La résistance   Mar 18 Sep - 23:46

Ahhhhhhhhhhhhh mon p'tit bonhomme!

Continue à nous faire partager la vie de ces héros! très passionnant.

Amitiés

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MessageSujet: La Résistance en France   Mer 19 Sep - 10:30

Avec les Chambarans le contact est immédiatement bon. Vieux baroudeurs, et maquisards s'entendent très bien.. D'ailleurs les « Chambarans » ont leur lettre de noblesse. Ils ont à leur actif quantité de coups de main sur les convois allemands. Ils ont aidé, dans la mesure du possible, les rescapés du Vercors et participé en unité constituée à la prise de Lyon, où le Général de Gaulle a décoré lui-même leur fanion de la Croix de Guerre, et aux combats de l'Isle-sur-le-Doubs. Les hommes sont des montagnards solides et les chefs des médecins, des gendarmes en rupture de gendarmerie, des commerçants, tous résistants authentiques.

Dans la plaine par leurs coups de mains les chambarans ont aidé les gars du Vercors en fixant les troupes allemandes , et par leurs embuscades en désorganisant les transports aussi bien routiers que ceux par le chemin de fer .







J’ai voulu ici ouvrir une parenthèse pour rendre hommage aux gens de mon pays, mais aussi aux membres de ma famille qui sans bruit ont participé à la résistance,eux aussi, en nourrissant les maquisards .
Revenons maintenant à nos héros du plateau du Vercors
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MessageSujet: l   Jeu 20 Sep - 12:12

]Dans le vercors le Dr Martin,Aimé Pupin ont été arrêtés......


Après cette affaire Eugene Chavant devient Chef civil du Vercors et le commandant Le Ray,chef militaire,cela conformément au plan « Montagnard » de Pierre Dalloz agréé par les Alliés dés février 1943


Membre du comité départemental de Libération de l'Isère, Eugène Chavant est nommé maire de Saint-Martin-d'Hères en septembre 1944. Le 5 novembre 1944, lors de sa première visite à Grenoble libéré, le général de Gaulle remet la
Croix de la Libération à Eugène Chavant.Eugène Chavant est décédé le 28 janvier 1969 à Grenoble. Il est inhumé dans la nécropole de Saint-Nizier du Moucherotte, Mémorial du Vercors (Isère).


Eugène Chavant courageusement mains dans la main avec le Dr Samuel renoue tous les fils ,et décide de relever le flambeau. Il deviendra le Chef civil du Vercors et méritera le surnom de « patron » ; Le Ray pendra le commandement militaire.





Le Dr Samuel

Fin mai 1943, l’arrestation des chefs du maquis oblige Farge et Dalloz, qui ont multiplié les reconnaissances et les réunions dans le Vercors au cours des cinq derniers mois à devenir clandestins. Dalloz rencontre le général à Lyon et pour la dernière fois avant son arrestation, à Paris où Delestraint, sachant qu’il est “grillé“ en Isère, lui donne pour mission de porter le plan Montagnards aux Alliés à Londres et d’aider le Vercors de l’extérieur.
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MessageSujet: L   Ven 21 Sep - 1:37

Le 9 juin, le général Delestraint est arrêté, le 29, c’est au tour de Jean Moulin à Caluire.





Avec cette double arrestation, la Résistance fut décapitée. Et le Vercors perdit, avec leurs disparitions, ses principaux soutiens.

En juillet 1943, Dalloz rétablit les liens entre le Vercors et la Délégation civile, source des subsisdes par le biais du secrétaire de Jean Moulin, “Grammont“, qui avait survécu à son patron.
Après les arrestations de "Vidal" et de Jean Moulin en juin 1943, traqué par la Gestapo et la police de Vichy, Yves Farge monte à
Paris où il est chargé, au nom du Conseil national de la Résistance (CNR), de présider le Comité d'Action contre la Déportation (CAD).

Rafle à Paris


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MessageSujet: La Résistance en France   Ven 21 Sep - 17:12

Deux jours plus tard, Dalloz manque de peu l’arrestation par la Gestapo chez ses parents près de Dijon. Aux Côtes de Sassenage, la maison où vivait Dalloz est perquisitionnée à deux reprises par la police italienne, Dalloz est recherché dans toute la France et change de domicile chaque jour. Il gagne Alger et Londres pour faire aboutir le « plan Montagnards »



Commence alors pour lui une aventure extraordinaire et un exil qui durera un an et va l’emmener à Alger puis à Londres et de Londres à Alger pour tenter de faire appliquer par l’Etat Major allié, le BCRA de Londres, puis par l’entourage militaire du général de Gaulle à Alger, le « plan Montagnards ».
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MessageSujet: La Résistance en France   Sam 22 Sep - 2:02

Fin août 1943 le remplacement des troupes Italiennes par des troupes allemandes ne va pas faciliter les choses , mais on continue à s’organiser sur le plateau en vue des combats futurs. Le 13 novembre on reçoit sur le plateau dans l’enthousiasme le premier parachutage d’armes



En décembre 1943 Le Ray est remplacé par un officier de cavalerie Narcisse Geyer dit « Thivolet ». Des chefs de la 1ere heure il ne reste que Chavant

L’année 1943 aura été une mauvaise année pour les premiers chefs de la résistance en France et dans le Vercors



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MessageSujet: La Résistance en France   Sam 22 Sep - 15:32

1944
La Résistance décapitée suite à l’arrestation de ses principaux responsables,les raids allemands, de janvier à avril 44 vont s’intensifier pour essayer de mettre un terme aux actions « terroristes »
Les allemands se posent des questions sur le Vercors et tout ce qui s'y prépare. Aussi profitent-ils de toute occasion pour y lancer des raids redoutables.




Le 22 janvier 44 une forte colonne s'engage dans les grands goulets et malgré deux embuscades successives, atteint le plateau et le traverse jusqu'au Rousset. Elle confirme ainsi, que les meilleurs obstacles naturels ne valent que défendus avec des troupes entraînées et un armement approprié.



Il est bien évident pourtant que de telles routes sont faciles à défendre si l'on possède des armes lourdes et qu'on les surplombe.



Le Bilan!!!!

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MessageSujet: La Résistance en France   Dim 23 Sep - 14:58

Cause de la démission de Le Ray: le parachutage du 13 novembre 1943



Le 13 novembre ceux qui écoutent les messages de la BBC entendent:

"Nous irons visiter Marrakech".
Ça y est ! Bon sang, ça y est ! Le parachutage

Car c'est un secret de polichinelle, dans certains camps du Vercors, la phrase codée que vient de diffuser la BBC est l'annonce du premier parachutage prévu sur le Vercors, ce parachutage dont on rêve depuis si longtemps, et qui doit faire descendre du ciel la manne anglaise.
. Fébrilement, les hommes du C8 se préparent. Ils n'ont pas été prévus pour baliser le terrain,mais on ne va pas manquer une telle fête. Et puis, surtout on ne sait pas trop comment sera réparti le matériel parachuté. Alors, autant aller directement se servir... En bons Français, les maquisards sont des partisans déterminés du système D.– Vite, les gars, vite. Il ne faut pas être les derniers à Arbounouze !
On sait bien, en effet, que c'est sur ce terrain aride, bien dégagé, loin des routes, que le parachutage est prévu.
Quand, trempés de sueur, les hommes du C8 arrivent à Arbounouze, le pillage en règle de la centaine de containers, éparpillés sur la grande prairie, a commencé depuis un bon moment. Armes légères (pistolets 11,43 ou 7,65, mitraillettes Sten), pains de plastic, grenades, munitions, chacun fait son marché.
D'Autrans, des hommes du C3 sont venus à skis, par la route non déneigée ; le C2, le C4 sont là aussi. Un groupe est arrivé de Méaudre, entassé dans une vieille Citroën ; mais aussi ceux de Saint-Martin, de La Chapelle. Dans une joyeuse cohue, des civils, mêlés aux militaires des camps, sont accourus à la curée. On entasse, à qui mieux mieux, le butin sur des chariots traînés par des bœufs. Comme tout ne peut pas être emporté, des stocks sont cachés, provisoirement, dans des grottes, comme celles de la forêt des papeteries de la Sarna. . Le berger du Rang Traversier trouvera encore, l'été suivant, des grenades oubliées dans certains des containers écrasés aumilieu des rochers.
C'est une ambiance de kermesse. Ceux qui n'avaient jusqu'alors qu'un armement dérisoire, un fusil-mitrailleur sans cartouches, quelques malheureux revolvers espagnols, de simples gourdins, caressent avec émerveillement ces mitraillettes Sten, au mufle court et au long chargeur transversal, qui s'avéreront très dangereuses entre les mains d'utilisateurs inexpérimentés. Ces Sten sont pourtant très convoitées. Les groupes francs de Grenoble en reçoivent une centaine, prises sur les lots parachutés à Arbounouze.
Sur l'aire de parachutage le dispositif d'accueil et de contrôle prévu par les responsables militaires a été vite débordé par la ruée des récupérateurs improvisés. Une sentinelle qui essayait de s'interposer, en voyant deux hommes puiser à pleines mains dans une caisse de munitions éventrée, a été violemment rembarrée :–
"Ben quoi"
" On est en république", ici, non ?
Des containers de 2m de long sont tombés en fonction de ce qu’ils contiennent le poids n’est pas le même. Ceux plus légers que eux contenant armes et munitions contiennent de l’argent.... ils auraient disparu !!!
C1,C2.....C8= camp 1;2....8

La prairie d'Arbounouse sous la neige comme le 13 novembre 1943

Alain Le Ray est consterné. Quel pitoyable résultat. Il craignait, bien sûr, de tels débordements, compte tenu des indiscrétions qui s'étaient multipliées au sujet de ce parachutage. Alors qu'il avait soigneusement prévu une stricte répartition du matériel en fonction des besoins et des capacités réels de chaque groupe, Le Ray doit constater que le premier parachutage reçu par le Vercors a tourné à la foire d'empoigne.
À quoi tout cela rime-t-il ? Après avoir longuement conversé avec Henri Jaboulay qui représente dans la région R1 l'organisation " Maquis ", Alain Le Ray est convaincu qu'il y a, de la part de certains états-majors, une défiance et une volonté de reprise en main d'un Vercors jugé trop indépendant.
Aussi est-ce à Descour que Le Ray doit répondre, en décembre, lors d'une réunion qui groupe, dans la région lyonnaise, des responsables nationaux et régionaux de la Résistance,concernant le parachutage d’Arbounouze ;
Les critiques fusent, avec une certaine âpreté :
- Descour, d'une voix froide, enfonce le clou :
Cette opération s'est déroulée dans des conditions tout à fait fâcheuse .Il est regrettable que le premier grand parachutage au bénéfice du Vercors ait donné lieu à une réception défectueuse.
Le Ray sait bien tout cela ; Il n'est pas homme à chercher des faux-fuyants, ni à invoquer des excuses.
–. De plus, il est excédé de se sentir surveillé par ce qu'il appelle lui-même, , " l'inquisition soupçonneuse d'émissaires mal identifiables " . Il s'est rendu compte de l'hostilité que rencontrait toute hypothèse d'une réelle autonomie du Vercors qui lui aurait permis de rester en dehors de certaines luttes d'influence..
Il en ressent une certaine amertume. Et, face aux critiques de ces responsables, parmi lesquels Chaban-Delmas, Bourgès-Maunoury, qui l'accablent sans jamais avoir mis les pieds dans le Vercors, il saisit la balle au bond :–
C'est une démission que vous voulez ? La voici.
D'un ton toujours aussi froid, Descour jette :Démission acceptée.
Regrettable décision ; Le Ray avait su créer, en alliant subtilement doigté et rigueur, un esprit de corps pour cimenter les éléments, si disparates, qui composaient les groupes civils et les maquis du Vercors.


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MessageSujet: La Résistance en France   Dim 23 Sep - 21:12

LE TEMPS des TRAITES et des ESPIONS

Depuis les derniers mois de 1943 la résistance s'apperçoit qu'elle manque de discrétion et les Allemands essaye d'infiltrer le maquis

En 1943, les Allemands ont décidé d'infiltrer les maquis du Vercors. Entreprise facilitée par le fait que les responsables de la Résistance avaient négligé de mettre en place un système de renseignements et de sécurité.
Pierre Faillant de Villemarest. après avoir commandé avec efficacité les trente hommes du C2 pendant l'été, propose aux chefs militaires et civils du Vercors un projet de service de renseignements et de protection. Le projet aussitôt adopté, Villemarest est chargé de le mettre en application. Il s'y emploie aussitôt, à partir de Villard-de-Lans, en collaboration avec Charlotte Maillot
Un réseau de médecins amis est ainsi constitué, prêt à soigner et abriter les maquisards blessés sans poser de questions. De même, un réseau de surveillance et d'alerte permet de repérer les mouvements ennemis et de prévenir dans les meilleurs délais les gens spécialement menacés, par exemple les sept cents juifs installés à Lans et Villard-de-Lans. Les patrouilles ennemies doivent ainsi, la plupart du temps, repartir bredouilles.
Mais, très vite, Villemarest s'aperçoit qu'une menace peut-être plus dangereuse que les colonnes ennemies plane sur les maquis : ceux-ci comptent en effet dans leurs rangs des gens éminemment suspects. Le ver est dans le fruit.

villard de lans

Ainsi, s'est présenté au C2 début septembre 1943, un homme de trente-cinq ans, disant s'appeler Henri Weiss. Il s'était, assurait-il, évadé d'un camp de prisonniers en Allemagne et avait, par hasard, trouvé une des filières conduisant au Vercors. En vrai professionnel du renseignement, Villemarest a affecté d'entrer, le plus naïvement du monde, dans le jeu de ce trouble personnage.
Ce qui lui a permis de constater rapidement que Weiss, tout en étant présent dans un camp du maquis, avait tranquillement installé sa pulpeuse compagne à la direction d'un café de Villard-de-Lans - le café de France - où se retrouvait la jeunesse dorée qui, en ces temps de marché noir, bénéficiait à Villard d'une hospitalité aussi joyeuse que confortable. Weiss, après avoir demandé une permission au responsable du C2, arrivait en fin de semaine au café de France, où il endossait immédiatement le rôle de patron des lieux.
Plus troublant, Weiss rencontrait secrètement, de nuit, un Belge, Lecuy, installé dans le plus luxueux hôtel de Villard, l'hôtel Splendid. Or Villemarest comptait, parmi les membres de son réseau de renseignements, la codirectrice de cet établissement, deux maîtres d'hôtel et un groom – " Mistigri ", dans la Résistance –, ce qui permettait d'être informé de toutes les allées et venues de la clientèle. Lecuy, se présentant comme un réfugié fuyant, à cause d'affaires de marché noir, les persécutions allemandes, menait grand train à l'hôtel Splendid.
Alerté par l'étrange connivence existant entre Weiss et Lecuy, Villemarest a fait suivre ce dernier au cours de ses déplacements. Le rapport que font à Villemarest ses agents est éloquent :
– Lecuy va fréquemment à Grenoble. Il y rencontre un officier allemand.....(à suivre)


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MessageSujet: La Résistance en France   Lun 24 Sep - 9:34

LE TEMPS DES TRAITES ET DES ESPIONS (suite)

Lecuy s'avérera être... le correspondant dauphinois de Klaus Barbie !
Entre novembre 1943 et février 1944, Villemarest accumule une série d'indices plus révélateurs les uns que les autres. Il rédige une note, destinée à " Clément "-Chavant, de mise en garde contre Weiss. Ce qui n'empêche pas Chavant, subjugué par le bagout de Weiss, considérant Villemarest comme un jeunot trop imaginatif, de confier à Weiss la direction du groupe franc de Villard-de-Lans – ce qui fait de lui, pendant plusieurs mois, le patron local de la Résistance civile...
Effaré par la naïveté de Chavant, Villemarest suit Lecuy à la piste. Il apprend, par le groom
" Mistigri ", que celui-ci, en espionnant l'étrange Belge, l'a surpris un soir en train d'enterrer dans un bac de fleurs, situé sur le balcon de sa chambre, un papier. Déniché par " Mistigri " à l'occasion d'une absence de Lecuy, il s'est révélé être la liste des emplacements de plusieurs camps de maquisards, avec les noms et pseudonymes de la plupart des occupants de ces camps. " Mistigri " a évidemment remis soigneusement en place cette terrible liste, pour ne pas alerter l'intéressé.

Sur les plateaux du Vercors la discrétion devient chose rare.......
La conviction de Villemarest est faite ; Weiss et Lecuy sont des agents allemands qui ont reçu mission d'infiltrer la Résistance du Vercors. Aidé par une charmante femme du monde, résidant à Villard, qui a accepté de séduire Lecuy à la demande de Villemarest, celui-ci, secondé par deux amis, Ackermann et B... 2, intercepte un soir le Belge et l'emmène faire une " promenade " sur la route de Bois-Barbu.
Le cadavre de Lecuy sera retrouvé, dans la neige, en bordure de la route, le lendemain. Il portait sur lui une très grosse somme d'argent... Quant à Weiss, il a décampé du Vercors à temps pour échapper à un sort identique.
Villemarest a donc fait le ménage qui s'imposait. Mais, écœuré par l'incompréhension rencontrée auprès des responsables du Vercors, il quitte la région fin février 1944, pour reprendre sa place dans les réseaux de la France combattante. Il ne reviendra dans le Vercors qu'en juin où il jouera alors un rôle décisif comme chef du groupe Vallier.
L'expérience de Villemarest va beaucoup manquer aux maquisards. Car, dès les premiers mois de 1944, les Allemands vont s'intéresser de plus en plus au Vercors. Et des erreurs répétées, du côté français, vont leur faciliter la tâche.
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MessageSujet: Qui sont ces maquisards??   Lun 24 Sep - 10:33

Les photos qui ont survécu ici ou là, étonnent peu ; aucune uniformité sinon celle d’une évidente pauvreté. Encore en janvier 1944 la voix publique désignera sous le nom de « grelus » les maquisards de Malleval, terme de vieux français qui signifie les « gueux » -chapeau de ville ou bérets de gamins, pantalons hétéroclites ou shorts défraîchis, chandails tricotés à coups de bouts de laine par quelque maman, godillots fatigués, espadrilles ou escarpins de ville, voilà comment se présentent les recrues. Rien de martial, encore moins de menaçant comme commence à le faire croire la radio en lançant l’appellation de « terroristes » : enfants des bois plutôt qu’ogres des forêts, en somme, pas du tout foudres de guerre. Identifiés par les anciens des camps, on repère l’étudiant scout à chemisette à col ouvert, le manuel dont le large pantalon de velours godille aux genoux, des jeunets de 18 ans qui ont dû rejoindre spontanément et d’autres qui pourraient leur servir de pères, un « dur » .


Forment-ils une communauté ? Faire la pluche ensemble n’y suffit pas. Les civils qui les ont pris en charge ont éprouvé parfois quelque déception devant une collection d’individualistes trop paresseux pour calfater leur cabane où il pleut ou pour enterrer les ordures ménagères que les chiens se disputent à l’orée du bois.
Que faire sinon bouquiner dans un coin quand on a pensé à apporter un livre, jouer à la belote et rebelote interminablement, se dégourdir en quelque corvée d’eau, de bois ou de charroi de ravitaillement ? Les anciens nous ont décrit « les veillées enfumées »é, le lit de paille, les courants d’air, et avoué les coups de cafard sous « le couvercle des nuages » pesant sur les camps des semaines durant, l’obsession lancinante : que mangera-t-on aujourd’hui ? Des carottes, des noisettes qui donnent la dysenterie ou bien des « tomates, et rien que des tomates »’. L’idée fixe d’hommes inoccupés aussi torturante que l’envie de fumer ces feuilles de tabac hachées artisanalement que les camps du Vercors en leur premier été ont pu se procurer en Basse-Isère.
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MessageSujet: La résistance   Lun 24 Sep - 11:54

Merci ROCO pour ces très bons posts!

les photos sont suberbes!

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MessageSujet: Re: La Résistance   Lun 24 Sep - 22:27

Merci de nous ouvrir les coulisses du Vercors, ROCO , passionnant. Sincérement.
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MessageSujet: Re: La Résistance   Lun 24 Sep - 22:34

Si cela vous intéresse d'autres doivent être aussi intéressés car je fais confiance à votre jugement perpicace pour me maintenir dans le droit chemin!!C'est important d'avoir des gens qui vous disent réellement ce qu'ils pensent cela évite bien d'aller dans le mur.
Je compte sur vous pour continuer à me guider.
Amicalement
Roco
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MessageSujet: Une embucade aux grands goulets   Lun 24 Sep - 23:43

–Dans les routes donnant accés au vercors les embuscades sont faciles ,les tunnels sont en enfilades ,lorsque la route sort à l'air libre elle est au pied des falaises qui la surplombent.Deux ou trois hommes en bas ,une équipe au sommet des falaises en soutien ,malheur à ceux qui s'avancent. Bien entendu avec des armes lourdes personne ne pourrait passer? Hélas ici dans les Grands Goulets stens et fusils mitrailleur sont les seuls armes disponibles .


une enfilade de tunnels.....
Voilà. toi, tu vas faire le guet, ici. Quand la voiture arrive, tu l'arroses avec ta Sten. Toi, Rœlly, tu vas te placer trente mètres plus bas, et tu finiras le travail avec ton fusil-mitrailleur. Vous, les gars, vous vous perchez sur les rochers qui surplombent la route, et vous venez ramasser les Boches. Ou ce qu'il en restera...


Lorsque la route est à l'air libre....

Lorsque en face il y aura des armes lourdes mitrailleuses et canon se sera une autre affaire et la résistance ne sera plus possible ou personne aurait du passer.... les allemands passèrent,...pourquoi??
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MessageSujet: perce pneu   Lun 24 Sep - 23:49

Les ouvriers métallurgistes des usines de Grenoble aidaient les résistants comme il pouvaient et il fallait beaucoup d'astuces pour fabriquer et sortir ces armes redoutables pour les voiture sans pneus pleins!!!
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MessageSujet: Pendant ce temps dans la vallée (récit)   Mar 25 Sep - 11:51

La nourriture des hommes de Thivollet était on ne peut plus frugale, du pain, des pommes de terre cuites à l'eau, un peu de fromage. Pour des hommes jeunes, appelés à faire d'intenses efforts physiques, sans le moindre confort pour récupérer, ce régime spartiate était dur à supporter. D'autant que s'ajoutait une tension psychologique permanente, due à la nécessité d'être sans cesse sur le qui-vive.
La plus grande prudence était en effet de rigueur ; les armes, camouflées habituellement dans des caches, ne devaient être sorties qu'à l'occasion d'opérations bien précises ; les déplacements se faisaient la nuit, et de préférence par mauvais temps. Il fallait se défier même des habitants de la région. Combien de dénonciateurs potentiels parmi eux, convaincus par l'active Propagande de Vichy que résistance rime avec terrorisme ?

Ravitaillement à la ferme

Heureusement, la Résistance a des yeux et des oreilles en bien des endroits – y compris les plus inattendus. En février 1943, un messager vient prévenir Thivollet :
– Arnaud, notre " contact " à la préfecture de Valence, vous fait dire que les GMR vont procéder à un ratissage, pour vous coincer ! Il faut déménager en vitesse.
Avantage d'être sans bagages, le déménagement est vite fait.
Les GMR battent en vain les taillis, tandis que le maquis s'est installé ailleurs dans les bois communaux d’une autre commune en limite des chambarans.
Patauger dans la boue sans bottes, abrités dans des huttes de branchage la vie des maquisards n’est pas de tout repos. Aussi sont –ils heureux et soulagés lorsque arrive la nouvelle d'un nouveau service rendu par Arnaud, qui prend décidément tous les risques, depuis son bureau de la préfecture, pour aider ses camarades :
– Il a fait envoyer au Grand-Serre, , deux camions et une traction avant !
– Quelle aubaine ! Mais comment a-t-il pu dégotter tout ça ?
– Pour sûr, c'est un sacré malin, le père Arnaud !
Mais il faut de l'essence pour ces véhicules? ( à suivre)


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MessageSujet: Pendant ce temps dans la vallée (suite)   Mer 26 Sep - 1:03

Ainsi équipé, le maquis gagne en mobilité, donc en sécurité. De plus, les véhicules constituent des abris appréciés contre les intempéries compte tenu de la précarité des installations du bivouac. Il faut par tout les moyens trouver du carburant
Thivollet s'interroge : comment s'en procurer sans attirer l'attention ? Et où ?
Il y a bien le garagiste d'Hauterives, Echinard, que nous surnommons " la Chine ". Il paraît qu'il serait plutôt de notre bord.
L'affaire est risquée. On a déjà vu des sympathisants du régime de Vichy jouer la sympathie pour la Résistance afin de recueillir les confidences de garçons trop bavards.
Mais il n'y a pas le choix. Thivollet se décide :
– On est obligés de prendre le risque. Thivollet envoie un homme, prendre contact avec ce " la Chine ". « Annonce-lui carrément la couleur. Tu verras bien quelle tête il fait »
Le maquisard ne s'embarrasse pas de discours . Au garagiste qui le jauge, d'un œil attentif, il lance, sur un ton de défi :
– Vous aurez sûrement compris qui nous sommes. Nous avons deux camions et une voiture légère mais pas d'essence. Il faut nous aider. Êtes-vous des nôtres ?
Le garagiste a ce léger clin d'œil familier aux vieux paysans dauphinois, apparemment anodin mais qui est un message très explicite pour ceux qui savent l'interpréter :
– Je ne veux pas savoir qui vous êtes mais venez la semaine prochaine, j'aurai reçu mon approvisionnement. Tenez, voici la manette de commande des pompes. Évidemment, je ne suis au courant de rien.
Il ne faut surtout pas " brûler " le serviable " la Chine ". Il doit donc apparaître comme une victime, détroussé de son essence par des " éléments non identifiés "...
Thivollet va monter un coup de main nocturne. Bozambo, prendras le commandement d'une équipe, pour la protection rapprochée, elle sera composée de camarades alsaciens et on recommande à leur responsable, Buschner, de parler haut et fort, en allemand, une fois qu’ils seront dans les rues d'Hauterives.
Le scénario se déroule sans accroc. Les véhicules garés devant les pompes de " la Chine ", on remplit réservoirs et bidons. Et, quand quelques villageois, intrigués par des bruits inhabituels à cette heure tardive, mettent le nez à leur fenêtre, ils se font sévèrement rabrouer par Buschner, plus vrai que nature dans son rôle de Teuton quand il aboie :
– Achtung ! Was ist los ! Licht zu !
Sans demander leur reste, les curieux éteignent les lumières, ferment leurs fenêtres et vont prudemment se recoucher.

Quelques camions fonctionnant avec un gazogéne existaient bien, mais il fallait prépare le bois et mettre en chauffe longtemps avant pour qu'ils soient opérationnels il en était de même des voitures. L'essence était plus rare mais les rendements et l'utilisation bien meilleure


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MessageSujet: Pendant ce temps dans la vallée ( suite)   Mer 26 Sep - 11:19

.Plus le maquis s’étoffe plus la répression ,police de Vichy(GMR) et miliciens s’activent la vie devient pénible pour tout le monde dans la vallée.
Certains des hommes du 11eme cuir, du peloton des mitrailleuses et engins avaient été catégoriques :
- Si vous avez besoin de nous, vous faites signe - et on arrive...
Ils tiennent parole ; avec eux, est reconstitué, au Laris, dans la ferme du père Mathieu, le 1er escadron du 11e Cuir, qui n'a, tout d'abord, d'escadron que le nom, compte tenu des maigres effectifs, mais ceux-ci ne vont pas tarder à s'étoffer.
Des soldats africains qui étaient là en 1940 et qui veulent se battre pour la France ont rejoint eux aussi le maquis.

L'important, c'est l'esprit qui préside à cette reconstitution. Le souci est d'allier les traditions de la cavalerie et les exigences d'une guerre de partisans.
Une mission alliée qui vient inspecter le maquis de Geyer-Thivollet, pourra constater et être impressionnée par la bonne tenue des hommes, autant elle est frappée par la pénurie de vêtements et d'armes. Les agents alliés assurent qu'ils feront tout pour convaincre les autorités, à Londres, d'organiser des parachutages. Pour étayer leur argumentation, ils utiliseront un petit film, qu'ils tournent au maquis, où les scènes d'instruction et d'entraînement des hommes révèlent l'état pitoyable de leur équipement. Mais il faudra aux maquisards de longs mois d'attente et de déceptions avant de voir enfin tomber du ciel les premiers parachutes.
Mais en juin, alerte !
Geyer est averti à temps par l'un de ses hommes :
Des policiers vichystes ont perquisitionné votre PC ! Et ils continuent à chercher !
Comme d'habitude, le dispositif d'alerte du commandant Arnaud a fonctionné ! Tout le monde a pu prendre les dispositions prévues.

Détachement de GMR à Vichy
(....à suivre)
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MessageSujet: Pendant ce temps dans la vallée ( suite)   Mer 26 Sep - 21:25

Geyer-Thivollet trouve un nouveau gîte, d'où il pourra diriger commodément les opérations montées par le maquis : sabotage de lignes téléphoniques , attaque du dépôt des cars de Saint-Vallier, pour récupérer un stock d'essence, attaque d'un terrain d'aviation tenu par les Italiens, coups de main réguliers destinés à se procurer des vivres... avec ou sans le consentement des propriétaires. Il faut bien vivre.
Les perquisitions et recherches des GMR (Groupement Mobile de Réserve) se faisant de plus en plus nombreuses, entraînant une nomadisation de plus en plus rapide en décembre 1943, Geyer-Thivollet a reçu de Descour l'ordre de " monter au Vercors " avec son détachement.


Aux yeux de Descour (Bayard), les hommes aguerris, ayant fait leurs preuves, et dont beaucoup sont des soldats de métier seront un précieux soutien. À la différence de nombreuses équipes déjà implantées dans le Vercors,qui n’avaient pas ou peu de formation militaire….. La constatation d’une baisse de tonus à la « chute des feuilles », Le sauvetage des maquis avant l’hiver et dans les premiers temps d’une répression allemande que l’on sait désormais redoutable s’est fait dans une sorte de sélection naturelle progressive..

Certains jeunes pris ont été enrôlés par les GMR en échange d’avoir la vie sauve…a-t-on le choix à 18 ans, lorsque tout s’écroule de choisir entre la vie ou la mort ? certains ont choisi la mort d’autres non…
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MessageSujet: Pendant ce temps dans la vallée ( suite)   Jeu 27 Sep - 10:30

Un dernier rassemblement dans une clairiére et de nouvelles consignes pour le séjour sur le plateau. Voilà l’hiver et les actions vont être ralenties,l’ennui risque de gagner alors il faudra être fort


Dans le Vercors Nord, même au niveau modeste des 1000m, l’hiver rameute en cortège les brouillards givrants, les « bises » ou les « burles » qui font « cirer » c’est-à-dire souffler la neige en tempêtes quasi canadiennes par des températures que nous avons vu descendre à –30°



Les journées sont longues dans les barraques proches les unes des autres ,ou èloignées, à peine chauffées le ventre creux on occupe le temps en lisant,jouant à d’interminables partie de belotte.. A skis on va au ravitaillement en traversant les bois sombres ou à chaque ombre on croit voir un ennemi.



Cabanes de "Platres"



Cabane du pas de l'allier

NB: ces cabanes rénovées servent de refuges pour les randonnées dans le vercors
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MessageSujet: La Résistance   Jeu 27 Sep - 12:01

Superbes photos!

Celle en noir est blanc, aussi jolie qu'elle soit ne me donne pas envie d'aller à la montagne, frileux comme je suis.

Amitiés

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