6 juin 1944, mon débarquement (le devoir de mémoire)

Le jour le plus long, aussi bien vu du côté Allemand que de celui des alliés. Ce n'est pas Band of Brothers ni même le Soldat Ryan!
 
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 Le 5 juin 1944

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severlow
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MessageSujet: Le 5 juin 1944   Mar 4 Sep - 0:36

Rommel passe une journée tranquille en compagnie de sa femme Lucie, il cueille des fleurs sauvages pour en faire un bouquet d'anniversaire. Son chef d'état-major, le général Hans Speidel, prépare la réception au château de La Roche Guyon, il appelle des amis pour les inviter. Le général Dollmann est à Rennes, prêt pour l'exercice sur carte prévu tôt le matin. Le général Feuchtinger est à Paris où il entend passer la nuit avec sa petite amie avant de reprendre la route pour Rennes le jour suivant. D'autres divisions et commandants de régiments se préparent à partir, dans l'après-midi, car ils ont une longue route à faire jusqu'à Rennes.

Le général Marcks téléphone au quartier général du colonel Frederick von der Heydte. Il dit qu'il est trop préoccupé pour abandonner ses troupes cette nuit. Il quittera pour Rennes aux premières lueurs du jour.

Dans la soirée, le quartier général de Rundstedt est informé que la BBC de Londres diffuse un nombre anormalement élevé de messages codés aux résistants français et que les stations radars allemandes, entre Cherbourg et Le Havre, sont en train d'être brouillées.

En Allemagne, à Berchtesgaden, Hitler a une journée routinière. Le quartier général suprême des Allemands n'a pas la moindre idée des événements décisifs de la guerre qui se préparent.

En Angleterre, Eisenhower est debout à 3h30 du matin. Le vent secoue sa caravane et la pluie semble transportée en bandes horizontales. Selon Stagg, la pluie aurait déjà dû diminuer d'intensité. Il s'habille et se dirige en voiture, tristement, vers Southwick House pour la dernière conférence météorologique. Il n'est pas encore trop tard pour annuler l'opération afin de permettre à la flotte de rentrer sans danger au port et reporter l'opération le 19 juin. Si la tempête ne s'estompe pas, c'est ce qui devra être fait.

Dans la salle, le café bouillant permet de secouer un peu l'humeur lugubre et l'instabilité des sentiments. Le temps est misérable, Southick House est secouée par la tempête, le temps est vraiment mauvais. Stagg entre dans la salle et, au grand plaisir d'Eisenhower, il arbore un large sourire. « Et bien, j'ai de bonnes nouvelles. »

Il est confiant que ses prédictions étaient trop optimistes d'environ 5 heures et que l'orage cessera avant l'aube. Mais la mauvaise nouvelle est que le beau temps ne durera que jusqu'à mardi, le temps sera de nouveau mauvais mercredi. Cette situation augmente le danger qu'après la première vague débarquée, les troupes suivantes ne peuvent en faire autant.

Eisenhower demande à ses subordonnés leur opinion, tout en faisant encore une fois les cent pas. Montgomery est toujours partant, ainsi que Smith. Ramsay est inquiet concernant le bon repérage des cibles pour l'artillerie navale, mais il croit que le risque en vaut la chandelle. Tedder est peu enthousiaste. Leigh-Mallory pense toujours que les conditions aériennes sont en deçà du minimum acceptable. La flotte navigue présentement dans la Manche, s'il faut annuler, il faut le faire maintenant. Le commandant suprême est le seul qui peut le faire.

Il reprend les cent pas, il revoit dans sa tête les alternatives, si Stagg se trompe, au mieux la force expéditionnaire alliée débarquera des hommes avec le mal de mer, sans couverture aérienne et avec un feu d'artillerie naval imprécis. Mais un autre report serait dangereux et angoissant. Les hommes ont été informés du détail de l'opération, ils ne pourraient pas être retenus sur leur transport et leur barge de débarquement pendant deux semaines. Le risque que les Allemands percent le secret de l'opération Overlord serait très élevé.

Eisenhower se soucie des hommes, des centaines de milliers sont stationnés autour de Portsmouth et plusieurs d'entre eux sont déjà embarqués depuis un bon bout de temps, surtout ceux qui font partie de l'assaut initial. Ces hommes dans les navires, prêts à partir, ne sont pas mieux que dans des cages, ils sont entassés et mécontents. Eisenhower s'exclame :

« Pour l'amour de Dieu, ces gars signifient beaucoup pour moi, mais ce sont là des décisions qui doivent être prises en temps de guerre. Il faut se dire que nous allons accomplir quelque chose qui servira notre pays et cela ne peut se faire sans payer un certain prix. Nous savons que nous allons perdre certains d'entre eux, et cela est difficile, très difficile. »

Il s'arrête de marcher, fait face à ses subordonnés, et annonce doucement mais distinctement :

« Ok, allons-y. »
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